Les ’’Jeunes Européens France’’, mouvement de jeunesse et association Loi 1901 (branche ’’jeune’’ du ’’Mouvement Européen’’ et section française des ’’Jeunes Européens Fédéralistes’’) ont toujours manifesté leur intérêt pour l’Education de la jeunesse aux questions européennes (et à la question, bien spécifique, du multiculturalisme...).
Ainsi les adhérents de l’association ’’Jeunes Européens-France’’ participent -depuis 1999, dans le cadre de leur programme d’activités « Europe à l’école », des interventions en cycles primaires et secondaires (écoles, collèges, lycées et classes préparatoires...) afin d’y expliciter les enjeux du projet européen et de susciter, à cette occasion et autour d’eux, l’envie de prendre part à cette aventure européenne.
Et c’est à ce titre qu’ils ont élaboré un ’’cahier de doléances européen’’ reprenant (voir ci-dessous) l’ensemble de leurs souhaits de réformes pouvant concerner plus particulièrement le monde scolaire.
=> Voici quelles sont leurs cinq revendications prioritaires (vis à vis des pouvoirs publics).
1) Les JE-France demandent aux pouvoirs publics qu’il soit organisé une épreuve spécifique au Brevet des collèges pour les langues vivantes (LV1 et LV2) enseignées en Collège.
2) Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que les jumelages inter-établissements et les voyages scolaires soient davantage orientés vers les pays néo-entrants (par la mise en place d’un système de subventions incitatives, par exemple).
3) Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que -pour le Brevet des collèges et pour le Baccalauréat- il soit organisée une épreuve spécifique sur les questions européennes (sous la forme d’une épreuve transdisciplinaire, qui pourrait être -par exemple- intégrée à l’épreuve d’Histoire-Géographie...)
4) Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que soit créé un système d’échanges para-scolaires de type « Léonardo » ou « Erasmus » (de type « tour d’Europe des Apprentis ») pour les formations techniques ou pré-professionnelles courtes (de type CAP, BEP, voire BTS...) ; qu’il soit mis en place une meilleure coordination des systèmes d’échanges para-scolaires existant déjà (et qu’il leur soit plus largement fait publicité).
A ce titre, les JE-France soulignent le manque de moyens actuellement mobilisés pour financer l’ensemble de ces programmes. C’est pourquoi, les JE - France souhaiteraient que soit mis en place un soutien financier plus conséquent de ces divers programmes (notamment dans le cadre des prochains budgets européens).
5) Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que soit développé un système d’échanges d’Enseignants entre établissements jumelés (et, éventuellement, que soit mis en place un système similaire rendant possibles des échanges d’enseignants encore en formation dans leurs IUFM...).
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=> Et voici, en tant qu’Adhérents des JE-France, quels sont nos cinq besoins immédiats en tant qu’Acteur (et en tant qu’Association partie-prenante...).
6) Nous devons obtenir (des pouvoirs publics et du CIDEM) un statut officiel d’association « témoin » ou association « référence » qui nous permette ainsi d’entrer plus facilement dans les Etablissements scolaires.
7) Nous devons compléter notre actuel kit « Europe à l’école » par l’utilisation d’une exposition itinérante modulable (pour les collèges et lycées) susceptible d’être utilisée par les différents groupes locaux de notre association.
8) Nous devons demander aux pouvoirs publics que soit mise en place, en complément de la journée du 9 mai, une Année de l’Europe (avec des actions spécifiques déclinables en milieu scolaire), ’’Année’’ spécifique à laquelle nous puissions participer. Premières dates possibles : 2007, à l’occasion des nouvelles adhésions et du 50ème anniversaire du traité de Rome. L’opération pourrait se renouveler tous les 5 ans (2012 : 20 ans de l’Union européenne...).
9) Nous pouvons demander aux services publics que soit mise en place (dans tous les CDI des collèges et lycées ainsi que dans tous les BDI/espaces orientations des universités...) une très large documentation sur les questions européennes (de façon générale) et (plus particulièrement) sur les programmes européens d’échanges et de mobilité (afin d’informer tous les lycéens et étudiants sur les possibilités de mobilité offertes dans le cadre des programmes européens). (Action à laquelle nous pourrions apporter notre expertise et prêter notre concours...).
10) Nous devons demander aux pouvoirs publics qu’il soit créé, en France, des concours scolaires ayant pour objet les thématiques européennes : de type quiz et test de culture générale en niveau Collège ( de type Géophiles) à mener en partenariat avec les enseignants d’Histoire-Géo, de Lettres et de langues vivantes ou de type dissertation et imagination sur l’Europe de demain au niveau lycée ( de type concours général ou concours national de la résistance) en partenariat avec les enseignants d’histoire-géo ECJS, Lettres, langues vivantes et économie. (Action à laquelle nous pourrions apporter notre expertise et prêter notre concours...).
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Ces dix premières revendications et autres demandes de réforme font partie d’un plus large catalogue de 25 revendications portées par les JE-France (et dont voici, ci-dessous, l’intégralité des propositions, ici classé en quatre chapitres).
Néanmoins, juste préciser que ce ’’cahier de doléances’’ scolaire rédigé en cet été 2005 a vocation à compléter (et non remplacer) les résolutions déjà adoptées par le CA des JE-France sur ce seul sujet des ’’questions scolaires’’).
-I- Les JE à l’école :
- Proposition n°11 : Dans le seul cadre de nos activités associatives, nous considérons que nous devrions davantage insister, dans le cadre de notre programme d’activité « Europe à l’école » -dans le contexte actuel de la montée des nationalismes- dans notre présentation, défense et promotion des pays néo-adhérents à l’Union (élargissements de 2004 et de 2007).
- Proposition n°12 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics de ’’mettre en place des actions spécifiques à l’occasion de la Journée de l’Europe’’ (journée pivot autour de laquelle pourraient s’organiser toutes les autres activités européennes de l’année scolaire).
-II- Multiculturalisme et connaissance de l’Europe :
- Proposition n°13 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soit renforcé le système d’apprentissage des langues vivantes dès le primaire’’ (augmentation de leurs quotas horaires dans la dotation horaire générale des établissements).
- Proposition n°14 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics d’ ’’ouvrir les portes des établissements scolaires à des locuteurs natifs des 25 Etats-membres’’ (afin qu’ils participent à l’enseignement de leurs langues et qu’ils puissent -en s’exprimant dans leur langue maternelle et en partageant également culture nationale- faire apprécier la diversité culturelle de l’Union européenne).
- Proposition n°15 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soient proposés des cours -comme l’histoire ou la géographie- dans une langue étrangère’’ (ainsi que -en dehors des heures de cours- des activités ludiques faisant appel à la connaissance de ces langues).
- Proposition n°16 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soient complété -en niveau Lycée- le système actuel d’échanges scolaires par un système d’échanges d’élèves’’ (dans le cadre, par exemple, des dispositifs de « classes européennes » existant déjà).
- Proposition n°17 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que soient ’’généralisés les jumelages électroniques’’ dans les écoles, collèges et lycées (avec -par exemple- la mise en place d’un réseau de ’’correspondants européens’’ pour tous les élèves).
- Proposition n°18 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que soit organisée, avec le milieu associatif, une réflexion préalable à la mise en place d’éventuelles « classes européennes d’été » pour les élèves qui n’ont pas la chance de pouvoir partir en vacances estivales.
- Proposition n°19 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soient véritablement intégrés les questions européennes dans les programmes et enseignements dispensés dans le cadre des heures d’Education civique (au collège) et d’ECJS (au lycée)’’.
- Proposition n°20 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soient institués des rayons spécifiquement dédiés à l’Europe et aux « questions européennes » dans toutes les bibliothèques et CDI des collèges et lycées’’.
-III- Formation des Enseignants (initiale et continue) :
- Proposition n°21 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’une réorganisation de certains concours d’entrée dans l’Education nationale’’ (genre CAPES, CAFEP...) en proposant un reformatage sinon un remplacement de l’ ’’épreuve pratique’’ (actuel oral portant sur les seuls questions d’épistémologie et de méthodes disciplinaires...) par un oral portant spécifiquement sur les questions et problématiques européennes (i. e : patrimoines historiques et culturel, construction politique et institutions de l’Union...)
- Proposition n°22 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soit renforcée la formation (initiale et continue) en langues vivantes des « professeurs des écoles » et que cette dimension de leur enseignement soit mieux intégrée à leur formation initiale et à leurs concours d’entrée dans l’Education Nationale.
- Proposition n°23 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics que soit créés, dans toutes les équipes pédagogiques de collèges et lycées, un poste de « référent européen » chargé de gérer tout ce qui touche aux questions européennes en milieu scolaire (échanges inter-classes et inter-établissements, concours scolaires, interface avec les pouvoirs publics, relations avec les associations, etc).
-IV- Concours et vie scolaire :
- Proposition n°24 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soit mis en place un système de compétitions sportives scolaires annuelles à l’échelle des pays de l’Union’’ (mais sous d’autres formats que la présentation de seules délégations nationales).
Proposition n°24 BIS : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’qu’il soit créé des « Olympiades européennes de la jeunesse », quadriennales, pour les disciplines sportives’’.
- Proposition n°25 : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’que soit mis en place un système de « compétitions scolaires annuelles pour les disciplines artistiques » (création littéraire, éducation musicale, arts plastiques, théâtre, création audiovisuelle, etc) ».
Ainsi, les JE-France suggèrent qu’il puisse y avoir ainsi plusieurs types de concours (en individuel, par équipes, par classe ou par établissement). Les productions présentées seraient examinées par des jurys de personnalités européennes compétentes. Ces concours pourraient être dotés de prix et financés par les autorités compétentes de l’Union et des Etats-membres.
Proposition n°25 bis : Les JE-France demandent aux pouvoirs publics ’’qu’il soit créé des « Olympiades européennes de la jeunesse », quadriennales, pour les disciplines artistiques.
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Remarque : Certains de ces projets peuvent être mis en place dans le cadre des dispositifs pluridisciplinaires existant déjà en milieu scolaire (’’Travaux croisés’’ ou ’itinéraires de découverte’’ de Collège, dispositifs pluridisciplinaires ECJS...) sans devoir empiéter les dotations horaires générales des établissements.