Le Président de la République, Nicolas Sarkozy a prononcé hier soir à Toulon un discours porteur d’ambigüité pour l’avenir de l’Europe.
Malgré une volonté claire de défendre l’euro, un appel à la convergence économique et des références nombreuses à la solidarité entre les États membres, le Président de la République privilégie une méthode qui ne correspond pas à la gravité de la situation.
Si la refondation de l’Europe est nécessaire pour sortir d’une crise qui nous secoue depuis trois ans, la solution ne peut et ne doit pas passer par un intergouvernementalisme accru.
Nous le constatons, l’Union européenne dirigée par le Conseil européen, c’est-à-dire les États, est une Europe a minima, figée, soumise aux intérêts nationaux et incapable de prendre des décisions pour enrayer la crise.
Il est temps de changer radicalement d’Europe pour la rendre plus forte, plus intégrée, plus fédérale et de mettre fin à l’exclusivité du couple franco-allemand.
Le fédéralisme est la seule voie possible pour donner à l’UE les moyens d’agir pleinement et de lui permettre d’être un acteur majeur de la globalisation.
La Commission doit devenir un véritable gouvernement européen responsable devant le Parlement européen qui lui, est élu au suffrage universel direct.
Ce mode de fonctionnement intégré donnera une véritable issue à la crise puisqu’il aboutira à la convergence des politiques économiques, fiscales et budgétaires de l’ensemble des États membres.
Cette solution nécessite du courage politique à l’heure où la solidarité européenne bat de l’aile. La jeunesse européenne, dont nous nous faisons les portes voix, est prête à l’assumer.