Les Jeunes Européens France

Accueil du site > L’association > Elections du ME-F > Elections ME-F 2010 > Jean-Marie CAVADA

Jean-Marie CAVADA

mardi 15 juin 2010, par Pierre-Jean VERRANDO

Blog : http://www.jeanmariecavada-mef.eu/


1) Quelle sera la composition de votre bureau et quelles sont les motivations et compétences propres des membres de votre équipe pour occuper leurs différentes fonctions ?

Le Bureau d’une association comme le ME-F doit symboliser la spécificité unique de notre Mouvement : se mobiliser pour une union toujours plus étroite des européens et agir pour la construction d’une gouvernance politique à caractère fédéral assurant à l’Union européenne sa place dans le monde. La composition de ce Bureau devra donc réunir ceux qui croient et désirent participer à cet engagement. Son pluralisme politique, social et inergénérationnel devra refléter la diversité de ses acteurs. La présence de personnalités françaises et européennes de premier plan y sera la marque de l’importance du rôle que le ME-F doit jouer. Il faudra mettre en place dans ce Bureau des Vice-président(e)s motivé(e)s et compétent(e)s qui s’engageront dans des missions précises et seront responsables du Conseil d’orientation politique pluraliste chargé d’élaborer la réflexion de fond, des sections locales et des associations membres, de la présence du ME-F dans les médias, du recrutement des adhérents, des subventions publiques et financements privés, de la délégation franco-allemande, des relations avec les autres Mouvements au niveau national et international, le suivi des groupes de travail…Etc

Cf Programme Jean-Marie Cavada

2) Quel a été votre engagement et celui de votre équipe au sein du Mouvement Européen-France et quelle sera votre implication personnelle dans le travail quotidien de l’équipe administrative du Mouvement Européen-France ?

Comme vous avez pu le lire sur ma profession de foi, j’ai d’abord adhéré en Gironde en 2005 en tant que Député européen de la circonscription Sud-Ouest. J’ai découvert lors de ma candidature à la Présidence du ME-F que j’avais été désigné à cette période pour siéger au sein du 3e collège en tant que membre du Bureau national, puis que j’en avais été radié, vraisemblablement en 2007 : mais que ce soit pour la nomination comme pour la radiation, personne ne m’a jamais prévenu, d’aucune manière. Je regrette ce manque de transparence, et c’est dans ce seul but que j’ai fait part à l’ensemble des membres du Bureau national de cette situation. D’autant plus que la diversité au sein des collèges est un véritable atout dans l’élaboration des travaux et des réflexions du Mouvement.

Aujourd’hui, j’ai donc renouvelé mon adhésion en Ile-de-France et je compte bien évidemment m’investir pleinement dans les travaux de ME-F afin de contribuer à lui redonner une véritable impulsion. Je compte maintenir les structures existantes, consacrer du temps à les écouter, à accueillir les fruits de leur expérience, de leur savoir-faire et de leurs réflexions, et à leur donner leur place dans l’élaboration du projet européen. Qu’ils soient permanents de l’équipe de la rue de Rennes, que je conforterai, responsables des structures de direction au niveau national, régional ou local, la règle qui s’impose est qu’on aide tous ceux qui contribuent au développement du Mouvement et que l’on facilite par une présence hebdomadaire personnelle le fonctionnement d’une équipe méritoire : j’y consacrerai donc 2 jours et demi par semaine dont au moins une visite hebdomadaire de section locale. Pour ce faire, je démissionnerai du Conseil d’arrondissement du 12e, de l’Hôtel de ville de Paris et du Conseil général du 75.

3) Quels sont vos objectifs pour assurer la pérennité du Mouvement, son indépendance et son efficacité (financements, gestion des adhérents, pluralisme...) ?

Tout le monde sait que les subventions françaises vont drastiquement diminuer. Il faut donc professionnaliser cette question sur la base de subventions publiques (France, Union européenne), et de financements privés s’inscrivant dans le cadre d’une Fondation pour le ME-F, placée sous l’autorité de la Fondation de France. Elle sera dirigée par une personnalité indiscutable d’un grand corps de l’Etat, Conseil d’Etat ou Cour des Comptes par exemple. Une personne du rang de vice-président(e) sera responsable des finances et aura pour collaborateur(trice) une personnalité financière qualifiée, chargée de la collecte de fonds au niveau des régions, des départements, et des entreprises dans le tissu régional. Pour effectuer les actions nécessaires aux rentrées d’argent privé, il faut faire appel à un cabinet spécialisé dans la collecte de fonds. Je me suis assuré le concours bénévole de l’un d’entre eux.

Le pluralisme sera au cœur du ME-F. On ne peut que le constater : toute ma vie j’ai été un homme totalement libre, ni candidat de l’Elysée, ni candidat de l’opposition, ni candidat d’aucun parti. Ma carrière est faite, et mon engagement dans le ME-F n’est pas une façon de m’en servir, mais de servir le Mouvement, de façon assidue et désintéressée. Je m’étonne que de petites ambitions politiques aient conduit, sans la délibération du Bureau national, à l’éviction de personnalités indispensables à un bon équilibre. Je veux permettre la neutralité au sein du Mouvement européen, aussi veillerai-je à ce que les formations politiques françaises (le retour de la gauche s’impose), aient une juste représentativité dans les instances de direction, et m’assurerai d’un pluralisme social et intergénérationnel.

4) Quel engagement prenez-vous pour renforcer la visibilité du ME-F ? En particulier, quelles actions proposez-vous pour accroître le nombre d’adhérents et développer le militantisme de terrain ?

Le ME-F doit reprendre sa place de premier rang en tant qu’initiateur d’une vraie construction européenne, vis-à-vis de l’opinion. Ceci suppose d’organiser sa présence dans les médias spécialisés, grand public, régionaux, nationaux et internationaux. Puisque c’est un métier, il n’est pas question de le réduire à une seule personne mais à une équipe qui disposera d’un système de formation à l’expression, afin d’être outillée pour parler. De la même manière, il faut travailler à renforcer la présence des sections locales ou représentations régionales dans les médias régionaux qui disposeront de cette même formation. Pour cela, je garantis la mise à disposition bénévole d’une cellule « Attaché de presse - Relations publiques », une formation à l’expression et l’appel à une agence de publicité française d’envergure internationale pour lancer, dès que nous serons prêts, une campagne de communication de notoriété, afin d’aboutir à une vague de recrutement d’adhérents. L’action bénévole de cette agence est garantie en raison de sa profonde ambition européenne.

Concernant les adhérents, il faut dans un premier temps, étendre l’influence du ME-F dans tous les départements français (métropole et DOM-TOM) comme dans les grandes « collectivités » (Universités, Grandes écoles, lycées, entreprises, syndicats, associations de consommateurs…) en créant un outil de recrutement de nouveaux adhérents dans tous ces milieux : une équipe chargée du développement auprès du Président et du Bureau national et conduite par un(e) vice-président(e) et un budget plus important aux sections locales avec plus de liberté dans l’utilisation seront mis en place. Il faut aussi ouvrir le ME-F au 1,3 million de ressortissants de l’Union (les européens travaillant en France, les étudiants Erasmus…etc), en créant un 4e Collège, lequel comprendra aussi les journalistes européens en poste en France.

5) Quel positionnement le MEF doit-il avoir vis-à-vis des autres associations pro-européennes en France et en Europe ?

Il faut fortifier la présence du ME-F non seulement à l’intérieur du ME-I mais aussi dans les relations bilatérales avec les autres mouvements européens, qu’ils soient en France ou dans l’un des 26 autres pays. A ce titre, j’ai engagé des conversations avec Madame Catherine Lalumière et Madame Hutin afin de rapprocher plus spectaculairement les fonctions complémentaires du ME-F (mouvement pro-européen), et les Maisons de l’Europe (lieu d’accueil pro-européen). Il faut renforcer les moyens d’une vice-présidence, chargée des relations institutionnelles nationales et européennes. Il faut engager dès maintenant la création d’évènements culturels dans divers pays d’Europe, envisager à un moment crucial une chaine humaine « bleue-jaune », et militer pour l’instauration de listes électorales européennes (et non plus nationales) aux prochaines élections de 2014.

Par ailleurs, la création au sein du ME-F, d’une délégation franco-allemande permettrait de renforcer et de renouveler nos liens avec notre pays voisin : l’Allemagne. Tous les humanistes européens savent que le couple franco-allemand est si fondamental qu’il ne peut pas se satisfaire de gestes, ou d’éclats de plume, mais qu’il faut rassembler les intellectuels des deux pays : germanophiles et même germanophones dont je suis, côté français ; francophiles et francophones côté allemand. Il s’agit ensuite de faire entendre leur voix commune à travers la création d’évènements.

Pour finir, en tant que Député européen, je serai le relais de la voix du ME-F auprès des institutions européennes, et notamment du Parlement. Le ME-F doit reprendre une visibilité sur toute la scène européenne.

6) Les Jeunes Européens-France constituent 1/3 des adhérents du Mouvement Européen-France, quel message entendez-vous faire passer à la jeune génération et quelle forme de collaboration active souhaitez- vous proposer aux Jeunes Européens-France ? (réponse limitée à 300 mots qui sera publiée dans le taurillon.org)

Je m’efforce en tant que Député européen à visiter 2 fois par semaine, des élèves de collège, de lycée, de faculté ou grandes écoles afin de parler, de débattre d’Europe avec eux. Et ce, pour une raison très simple : je suis intimement convaincu que l’avenir et surtout la force de l’Europe se trouve à présent entre leurs mains. Mais aujourd’hui, il faut encore aller plus loin. Le ME-F avec l’aide de l’AEDE et des Jeunes doit agir en vue d’obtenir du Ministère de l’Education nationale une véritable formation à l’Europe pour tous les acteurs engagés dans les missions de l’école : publications, outil en ligne, formations avec mobilité européenne… L’Europe est absente des établissements scolaires et notamment des programmes scolaires, de façon complaisante et depuis trop longtemps. Mais surtout, je compte bien mettre un terme à l’insuffisante présence des jeunes à tous les niveaux des structures de direction au cours de ce mandat. Vous représentez un tiers des adhérents, il n’y a rien à discuter : vous devez donc occuper un tiers des responsabilités dans toutes les instances. J’observe que quelque candidat découvre cette nécessité : ceux qui ne l’ont pas fait dans le mandat précédent, sont responsables de cette léthargie, et ne le feront naturellement pas, liés par trop de pesanteurs amicales, lors du mandat à venir. Enfin, les Jeunes Européens-France doivent bien entendu conserver leur autonomie au niveau de leur organisation. Mais ils doivent également se voir déléguer une vraie autonomie financière. Sites internet, publications, manifestations, les Jeunes Européen France pourront compter sur l’appui du ME-F.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | contact | Mentions légales | Espace privé | Site réalisé avec Spip