M. Mairal a commencé par souligner l’importance de l’ouverture de l’Auvergne à l’international et surtout à l’Europe. Selon lui c’est un élément majeur du développement actuel et futur de notre région et un axe fort de l’action du Conseil Régional. La coopération avec différents pays européens se traduit par la réalisation de projets communs dans : le domaine économique, la formation ou le domaine culturel. Un très bon exemple de la coopération culturelle est le festival des musiques actuelles Europavox qui a eu lieu en juin 2006. Il a réuni des artistes des 25 pays de l’UE pour de nombreux concerts dans différentes villes de la région. Pour faciliter toute coopération et l’ouverture de l’Auvergne, la région met l’accent sur l’importance de l’apprentissage des langues étrangères, non seulement de l’anglais ou de l’allemand mais aussi p.ex. du portugais ou du mandarin. Enfin, il faut souligner également l’ouverture, en octobre 2005, de l’antenne de l’Auvergne, du Centre et du Limousin à Bruxelles. Grâce à ce bureau de représentation nous avons une certaine visibilité à Bruxelles et un lien plus proche est assuré entre l’Auvergne et les institutions européennes mais également avec d’autres régions européennes ce qui ne peut qu’encourager et faciliter une coopération toujours plus poussée entre elles et contribuer au développement de l’Auvergne. Il ne faut surtout pas voir en cette antenne une ambassade qui protégerait les intérêts du Conseil Régional mais plutôt un porte-parole de tous les Auvergnats. M. Coudert a complété l’intervention de M. Mairal en apportant quelques détails sur des réalisations concrètes, notamment sur les trois projets préparés par le Conseil Régional qui ont reçu un financement européen. Le premier est un programme d’action en faveur de l’innovation pour lequel notre région bénéficiera d’un montant d’un million et demi d’euros. Ensuite vient le projet « Futourisme » qui s’inscrit dans le cadre du programme d’initiative communautaire « INTERREG III » et réunit, à côté de l’Auvergne, la Slovénie, Malte, l’Irlande et la Grèce. Son objectif est de développer des coopérations dans le domaine du tourisme (commercialisation de produits touristiques, formation, développement du tourisme en milieu rural, thermalisme). L’Auvergne est le chef de file de ce programme dont l’enveloppe financière attribuée par la Commission Européenne s’élève à un million d’euros. Le troisième programme, pour lequel la région a obtenu 150 milles euros, est lié à la mobilité et prévoit entre autres la réalisation de films qui montreraient les avantages et les inconvénients des dispositifs sur la mobilité au niveau européen. En parallèle, le Conseil Régional travaille sur un « schéma de mobilité » dont l’objectif est de constituer un club de structures qui souhaitent promouvoir la mobilité et d’y instituer une fonction de référant « Europe » qui saurait mobiliser les Auvergnats à partir et accueillir les européens qui viennent en Auvergne. M. Coudert a soulevé également la question de la réponse aux appels d’offres internationaux. Le GIP du rectorat a mis en place une cellule de gestion de ces appels et le Conseil Régional souhaite s’y associer. L’objectif de cette démarche est de permettre d’acquérir la maîtrise des réponses aux appels d’offres internationaux en désignant les « experts » qui pourraient être impliqués dans les réponses aux appels d’offres et en définissant les méthodologies de travail. Pour finir M. Coudert nous a fait savoir qu’en 2003 la région d’Auvergne s’était vue attribuer la gestion de la totalité du FSE et de 80% du FEDER. Cependant, dernièrement l’Etat a décidé de retirer cette faculté au Conseil Régional et la région va devoir collaborer avec la préfecture pour la gestion des fonds de la prochaine programmation (2007-2013). Toutefois, la région continuera à gérer 40 % du FSE et 50% du FEDER ce qui est dû au fait qu’elle a déjà acquis un savoir-faire non négligeable de la gestion des fonds européens. Enfin, il est important de remarquer que, pendant qu’en 2003 le budget de la coopération européenne/internationale était de 0 euro, en 2006 celui-ci est de 480 milles euros et il est encore plus important dans les prévisions pour 2007 (650 milles euros). Cela montre la volonté du Conseil Régional de s’impliquer encore davantage dans la coopération européenne/internationale. Les interventions de M. Mairal et M. Coudert ont suscité beaucoup d’intérêt auprès des participants du dîner-débat qui ont posé de nombreuses questions à nos invités. Elles étaient très diverses, souvent liées aux activités professionnelles ou aux préoccupations personnelles des participants. De toutes ces questions trois semblent particulièrement pertinentes et importantes aussi bien pour le public réuni que pour les représentants du Conseil Régional : l’apprentissage des langues étrangères ; l’accueil des étrangers en Auvergne et la promotion de notre région à l’extérieur ; la mobilisation des différents acteurs européens de la région pour œuvrer ensemble en faveur du développement de la région.