Certes, la responsabilité des Etats est grande. Il semble en effet que l’urgence d’un engagement concret et coordonné de tous les Etats membres afin d’éviter une situation aux conséquences irréversibles les importe peu. Il semble également que les dangers auxquels sont exposées les populations défavorisées ne les alertent guère : chacun cherche avant tout à préserver ses intérêts nationaux.
Cependant, la méthode de travail explique aussi de si piètres résultats. Le système de négociations entre chefferies d’Etats, libres de fixer elles-mêmes leurs propres contraintes et de refuser d’adhérer à tout contrat trop contraignant ne peut qu’aboutir a l’échec : l’intergouvernementalisme est une méthode inefficace, l’Union Européenne en a fait et en fait encore, hélas !, l’expérience. Elle répond a une conception wilsonienne de l’ordre mondial du siècle passé, selon laquelle tout peuple mérite un Etat souverain, et est incapable de permettre une action politique concrète et ambitieuse, permettant de relever les défis contemporains dépassant les limites d’une frontière, et nécessitant ainsi le concours de tous.
La République Populaire de Chine et les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas les seuls à blâmer. Les Etats membres de l’Union Européenne, par leur échec à parler d’une seule voix et à défendre des objectifs communs, n’ont pas su se positionner en leader influent dans le débat. Pierre-Jean VERRANDO, Président des Jeunes Européens-France a ainsi déclaré : « En laissant aux Etats-Unis et a la Chine le rôle de maitre des négociations, l’UE n’a encore une fois pas été à la hauteur de sa vocation, sur un sujet qui devait en faire un leader naturel ».
Les Jeunes Européens-France appellent l’Union Européenne à donner l’exemple dans le cadre de négociations internationales en parlant d’une seule voix : le poids des 480 millions de citoyens de l’Union serait apprécié autrement au cours des débats cruciaux qui constitueront l’Histoire des relations internationales du XXIème siècle.
D’autre part, les Jeunes Européens France, favorables à une Europe fédérale, appellent l’Union Européenne à délaisser la méthode intergouvernementale au profit des attributions du Parlement Européen. Elle doit être un ensemble politique parvenant à mettre en place au niveau supranational des politiques efficaces et ambitieuses, que la méthode intergouvernementale ne parvient pas à produire.
L’Union Européenne servirait alors de modèle de négociation internationale, et serait un acteur majeur dans la promotion d’un gouvernement fédéral mondial que les Jeunes Européens-France ont toujours appelé de leurs voeux.
CP - Conférence de Copenhague - Réaction des Jeunes Européens-France