1) Quelle sera la composition de votre bureau et quelles sont les motivations et compétences propres des membres de votre équipe pour occuper leurs différentes fonctions ?
Ma candidature s’explique d’abord par ma conviction européenne. Nous avons plus que jamais besoin d`Europe, de plus d’Europe et d’une Europe capable de décider. Seule une Union européenne forte peut répondre aux problèmes d’aujourd’hui dans un contexte de mondialisation incertain caractérisant ce début du XXIème siècle. Jamais le message des Pères fondateurs n’a été aussi moderne que cette année où la célébration du 9 mai est intervenue sur fond de crise majeure de l’UE et de la Zone Euro.
Notre Mouvement se doit de rassembler les forces vives dans le respect du pluralisme et de l’engagement intergénérationnel, pour mieux servir à la fois le fonctionnement interne du ME-F mais aussi notre approche militante. Le Bureau est nécessairement un Bureau large pour que notre mouvement rassemble et que chacun se sente chez soi au ME-F. Il doit être un lieu d’échange et de dialogue, le cadre d’adoption des orientations, de nos positions, des activités à privilégier… Cet organe élargi aura vocation à penser collégialement les stratégies du ME-F plus que la gestion courante (sauf des actes statutaires comme le budget).
A côté du Bureau et rendant compte à ce dernier de son action, il faut un Bureau restreint de 7 membres environ constituant l’équipe d’animation du ME-F autour du président. Chacun avec une responsabilité précise, chacun acceptant une vraie disponibilité au service de la vie quotidienne ME-F. Je pense particulièrement à :
Un(e) responsable des activités nationales,
Un(e) responsable en charge des sections et du dédoublement du nombre d’adhérents,
Une personne chargée des relations et des projets avec les associations membres,
Un spécialiste pour le secteur éducation…
Cette équipe, comme moi, aurons pour priorité de tout faire pour que le ME-F s’adresse à l’opinion publique... Il est urgent de tout mettre en œuvre pour que nos concitoyens se réapproprient l’idée européenne.
2) Quel a été votre engagement et celui de votre équipe au sein du Mouvement Européen-France et quelle sera votre implication personnelle dans le travail quotidien de l’équipe administrative du Mouvement Européen-France ?
Elu, je m’organiserai pour venir chaque semaine rue de Rennes et je serai en relation permanente avec notre Secrétaire Générale. A titre personnel, je profiterai des vacances scolaires pour être plus disponible encore Il en va de même chose pour les membres du Bureau restreint... Celui-ci s’engagera au quotidien et s’appuiera sur nos permanents qui de ce fait s’intégreront, je l’espère, à l’équipe constituée. Il s’agit de créer une véritable synergie de groupe entre ses membres et l’équipe administrative. Ce sera pour moi, la poursuite de l’engagement entamé grâce à Sylvie Goulard depuis son élection. Après avoir contribué à la préparation des EGE à Lyon ou des manifestations autour de la chute du mur de Berlin, après la connaissance du ME-F de l’intérieur suite aux réunions du Bureau, je crois avoir une bonne vision de notre Mouvement et être prêt à apporter ma propre pierre à son évolution.
3) Quels sont vos objectifs pour assurer la pérennité du Mouvement, son indépendance et son efficacité (financements, gestion des adhérents, pluralisme...) ?
Pour assurer la pérennité du ME-F et lui donner une capacité d’agir, il faut multiplier nos projets et conduire chacun d’eux avec plusieurs partenaires. L’ère des subventions est finie. Le ME-F doit trouver des financements diversifiés non pas uniquement sur son fonctionnement ordinaire mais sur des projets. Agir à plusieurs renforcera le caractère de mouvement fédérateur du ME-F comme son pluralisme. Nous devons aussi toujours plus mobiliser notre réseau européen à travers le MEI, nos sections locales ainsi que nos associations partenaires, ce travail pluraliste et multiniveau est un gage de confiance et d’écoute pour la société civile mais aussi pour les financeurs qui peuvent vérifier la solidité de nos projets. Voilà pourquoi, je me réjouis, outre l’apport de Sylvie Goulard et Denis Badré bien entendu, que Fabienne Keller et Catherine Guy-Quint aient accepté de m’entourer.
4) Quel engagement prenez-vous pour renforcer la visibilité du ME-F ? En particulier, quelles actions proposez-vous pour accroître le nombre d’adhérents et développer le militantisme de terrain ?
Pour renforcer la visibilité du ME-F, deux exigences : dire d’une part clairement ce à quoi nous croyons (débat autour du rapport de François Vie), il s’agit de définir ensemble le message porté par le ME-F pour l’Europe et ses citoyens, et d’autre part dire ce que nous voulons faire ensemble, c’est-à-dire apporter du contenu à la construction européenne.
J’organiserai également trois fois par an, un déjeuner de presse après un Bureau pour que collectivement le ME-F s’exprime sur l’actualité européenne en mettant en avant le travail de terrain et d’expertise de notre Mouvement. A cela, il faut montrer notre représentativité, d’où mon objectif : multiplier par deux le nombre d’adhérents en deux ans et créer de nouvelles sections. Un membre du Bureau restreint sera spécifiquement en charge de ce défi. Nous donnerons aux sections les conseils et soutiens pour gagner ce pari.
5) Quel positionnement le MEF doit-il avoir vis-à-vis des autres associations pro-européennes en France et en Europe ?
4. Les associations membres sont chez elles au ME-F. Il faut mieux les associer et travailler davantage ensemble. Les EGE sont le meilleur exemple de l’intérêt d’agir ensemble. En matière d’éducation, l’AEDE doit être un partenaire privilégié. Je me permets de renvoyer ici au message que je leur ai adressé. Très vite nous proposerons par exemple des sessions de formation aux différentes académies. Nous prendrons l’initiative d’un grand concours sur l’Europe ayant l’ambition d’avoir un rayonnement du type de celui bien connu sur la Résistance et la Déportation en nous appuyant sur les idées et l’expérience de l’AEDE comme de plusieurs de nos sections. Au plan universitaire je proposerai à la CEDECE (laquelle réunit les centres d’études européennes) un colloque annuel et je verrai avec cette association comment aider certains jeunes chercheurs dans l’élaboration ou la publication de leur thèse.
6) Les Jeunes Européens-France constituent 1/3 des adhérents du Mouvement Européen-France, quel message entendez-vous faire passer à la jeune génération et quelle forme de collaboration active souhaitez- vous proposer aux Jeunes Européens-France ? (réponse limitée à 300 mots qui sera publiée dans le taurillon.org)
Aux Jeunes Européens, je veux dire que l’Europe à laquelle nous croyons, c’est votre génération qui doit l’imposer. J’ajouterai que vous devez avant tout participer à cette réappropriation de l’idée européenne par nos concitoyens qui est la condition première pour espérer construire.
Je veux contribuer à ce que vous preniez toute votre place au ME-F, préparer la relève avec vous. Sur les 7 membres du Bureau restreint auquel je pense, Jessica Chamba et Nicolas Jean ont accepté d’y figurer et le Président des Jeunes Européens doit être un membre de droit.
Nous devons garantir l’indépendance des Jeunes Européens-France vis-à-vis du ME-F, cependant le maillage local doit profiter à la sensibilisation des jeunes et à la création de nouvelles sections. L’expertise du Bureau doit aussi vous servir dans la mise en place de vos projets, dans la recherche de soutien et de financement.
Agissions au maximum ensemble. Par exemple, nous pourrions avoir une même stratégie vers les lycéens et les étudiants, comme une présence commune sur les grands salons type "L’Etudiant", des allocations de recherche et un prix de thèse financés avec un partenaire… ?
Je créerai un groupe de travail pour proposer au Ministère de l’Education nationale des propositions relatives à la place de l’UE dans les programmes scolaires, dans la formation des enseignants [formation des professeurs stagiaires et des enseignants en formation continue], dans la constitution d’instruments pédagogiques (numériques en particulier) à destination des enseignants et des élèves… les Jeunes Européens et l’AEDE seront en particulier des relais à privilégier et nous nous appuierons sur les actions qu’ils ont déjà entreprises comme le programme « Europe à école ».
Et, surtout, dites au futur Président ce que vous voulez faire avec lui ! Soyez force de proposition et d’initiative.
Bien amicalement. Christian Philip